Crise suicidaire : prévenir et agir

Publié le 30/01/2025

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Le suicide représente chaque année près de 10 000 décès et 200 000 tentatives à l’origine de 100 000 hospitalisations. Et contrairement aux idées reçues, le suicide est le fait de personnes de tous âges. Le 5 février est la journée nationale dédiée à la prévention du suicide, l’occasion de faire le point sur les signaux d’alerte et les dispositifs existants pour venir en aide aux personnes suicidaires et à leur entourage.

Crise et idées suicidaires, quels signes doivent alerter ?

La crise suicidaire est un état de trouble psychique aigu, caractérisé par la présence d’idées noires et d’une envie de suicide de plus en plus importante. La personne ressent une telle souffrance que la mort apparait comme un moyen d’en sortir.

Les idées suicidaires précèdent la crise et doivent être un signal d’alarme. 

Pour aider la personne et prévenir le risque de passage à l’acte suicidaire, il est important de repérer les signes de détresse. Parmi ces signes :

  • l’expression d’idées et d’intentions de suicide ;
  • des signes répétés de détresse psychologique (pleurs, isolement, difficultés professionnelles et scolaires…) ;
  • des comportements indiquant un passage à l’acte imminent (précautions testamentaires, dons d’objets, lettres, messages sur le web…).

À noter qu’il n’est pas toujours facile de repérer les signes avant-coureurs pour l’entourage.

Pour en savoir plus sur les signaux d’alerte de la crise suicidaire, vous pouvez consulter le site du 3114, numéro national de prévention du suicide : « Je m’inquiète pour quelqu’un ».

Que faut-il faire en cas de signes de détresse ?

Vous traversez une crise suicidaire

  • Ne restez pas seul, rapprochez-vous de vos proches.
  • Consultez votre médecin traitant. Selon votre situation, il peut vous orienter en urgence vers un spécialiste en psychiatrie ou un psychologue, ou vous adresser au centre médico-psychologique (CMP).
  • Contactez des structures d’écoute et de soutien en complément d’une aide médicale.

Consultez sur le site du 3114 : l’article « Je suis en souffrance »

L’un de vos proches est en détresse

  • Aidez-le à surmonter la crise en adoptant une attitude bienveillante d’écoute, de dialogue et d’accompagnement.
  • Encouragez votre proche à consulter son médecin traitant et assurez-vous qui le fasse rapidement.
  • Incitez votre proche à recourir à des professionnels ou des structures d’aide, de soins et de soutien.

Quels sont les numéros d’urgence ?

En cas de risque de suicide avéré et imminent, appelez les numéros suivants. 

15 si vous êtes en France

Numéro du Samu pour obtenir l’intervention d’une équipe médicale lors d’une situation de détresse vitale, ainsi que pour être redirigé vers un organisme de permanence de soins ; 

112 si vous voyagez dans l’Union européenne

Numéro d’appel d’urgence européen disponible gratuitement partout dans l’Union européenne ;

114 si vous êtes malentendant, sourd, sourdaveugle ou aphasique

Numéro d’urgence dédié aux sourds et aux malentendants. En cas de difficultés à entendre ou à parler, il est possible d’appeler ou d’envoyer un texto au 114.  Le site d'appel d'urgence pour les sourds et les malentendants  propose également un accès au tchat ou des appels vidéo.

Appeler le 114

En cas de problèmes de compréhension, consulter la fiche Santé BD : Prévenir et aller aux urgences

Qu'est-ce que le numéro 3114 ?

Si vous êtes en détresse psychique, que vous avez des idées suicidaires ou qu’un de vos proches est dans ce cas : appelez le 3114. Ce numéro national de prévention du suicide est accessible gratuitement, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Des professionnels de santé (psychologues et infirmiers), spécialement formés à l’évaluation de la crise suicidaire sont à votre écoute pour apporter des réponses adaptées à votre situation ou celle de votre proche. Ils sont en lien avec des acteurs du soin de chaque territoire. Un psychiatre supervise l’ensemble des situations cliniques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. 

Si nécessaire, ces professionnels de santé peuvent aussi se mettre en rapport avec le Service d’aide médical urgent (Samu) qui peut déclencher une intervention d’urgence ou proposer des stratégies de prise en charge

Pour en savoir plus, consulter : Que se passe-t-il quand je contacte le 3114 ?

Quelles sont les structures d’écoute ? 

Parmi les structures d’écoute, vous pouvez contacter :

Vous pouvez également consulter le site d’information sur la santé mentale qui récence de nombreuses lignes d’écoute pour tous, par âge et par profession : psycom

Qu'est-ce que le dispositif VigilanS ? 

C’est un dispositif de prévention de la récidive suicidaire.

Ce dispositif VigilanS a pour objectif de diminuer les risques de récidives en gardant un contact régulier avec les personnes sorties de l’hôpital et éviter un potentiel isolement.

Le dispositif d’une durée de 6 mois vient en complément du parcours de soin, de la prise en charge du patient et notamment de ses troubles psychologiques et difficultés sociales.

À la sortie de l’hôpital du patient

Sous réserve d’avoir donné son accord, le patient reçoit une carte avec le numéro VigilanS à contacter en cas de besoin. Des soignants formés lui répondent en cas de mal être ou problème. En parallèle, son médecin traitant (ou son psychiatre référent) reçoit un courrier l’informant de l’entrée de son patient dans ce dispositif de veille et de recontact. Il dispose lui aussi d’un numéro dédié pour répondre à ses questions.

Si le patient n’en est pas à sa première tentative 

Le patient est rappelé 10 à 20 jours après sa sortie de l’hôpital par les membres de l’équipe VigilanS. S’il ne répond pas, le médecin traitant et le psychiatre référent sont contactés. Quant au patient, il reçoit une carte postale personnalisée tous les mois durant quatre mois avec un rappel des numéros à joindre s’il en ressent le besoin. 

Au bout de 6 mois 

Le patient est rappelé par l’équipe VigilanS pour une évaluation de sa situation et de son état de santé mentale. Le médecin généraliste comme le psychiatre référent sont destinataires du compte-rendu. À la suite de cette évaluation, le dispositif de veille prend fin ou est reconduit pour 6 mois si besoin.

À savoir

En février 2024, le dispositif VigilanS était déployé dans 17 régions dont 4 régions d’Outre-mer et dans 99 départements.

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